
Mont-de-Marsan :
http://www.sudouest.fr/2010/07/20/le-paysage-de-la-passion-142880-727.php
Béziers fête Sébastien un autre article :
La remise des prix d'Istres, vidéo :

http://www.facebook.com/modamiralamarela?v=wall#!/video/video.php?v=1504744536827&ref=mf
Le 17 Juin Sébastien recevait le prix de "l'oreille d'or" à l'ambassade de France à Madrid



Jeudi 17 Mai : Midi-Libre :
Analyse de la blessure du maestro par le docteur Gouffrant (qui était venu faire une conférence à la peña il y a peu de temps) :
"El doctor Jean Michel Gouffrant : 'Al paciente Sebastián Castella se le recomiendan 15 días de inmovilización por razón de reincidencia en el desplazamiento del cartílago de la primera costilla izquierda. Al presentar un fuerte hermatoma y debido a varias inflitraciones para torear, ha sufrido un empeoramiento de la lesion'."
15 jours d'immobilisation pour ré-inflammation dans le déplacement du cartilage de la première côte gauche qui présente un gros hématome et a necessité plusieurs infiltrations pour pouvoir toréer. L'état de la lésion a empiré.
A lire pour comprendre - Yves Charnet :
http://www.corridasi.com/news/news.php?id=337
Interview de Sébastien dans Burladero :
http://www.burladero.com/encuentros/011276/sebastian/castella/responde/todas/preguntas
Un excellent article sur le maestro :
mercredi 5 mai 2010 - Nadège Vidal
La musique de la terre
Le Midi-Libre :
Édition du vendredi 16 avril 2010
Beziers. Sébastien, cet artiste au « romantisme nécessaire »
Sébastien Castella ne fait pas partie des toreros qui apprécient de s'exprimer dans les médias. Considérant qu'un « torero doit parler dans l'arène » , il parle peu. « J'ai besoin de m'isoler dans mon monde pour être prêt à 100 %. » Mais ses rares mots ont toujours du sens et expriment la personnalité de ce personnage hors norme et solitaire. Et il faut lui reconnaître un certain sens de la formule surtout lorsque ses propos sont marqués du sceau de l'ambition.
Quand on lui parle de l'an 2000, il avoue que « le jour de mon alternative, je ne croyais pas avoir ce statut 10 ans après. J'avais une ambition et une vision. Le chemin parcouru est impensable ». Immédiatement, il ajoute que « même si cela me semble impossible maintenant, j'espère parvenir à un niveau bien supérieur
dans quelques années » . Avant de prononcer une phrase digne d'un séminaire de management : « Si tu veux grandir, tu arrives toujours à prendre le chemin pour évoluer. » Echanger sur sa façon de toréer n'est pas évident pour un aficionado. Les mots de « sentiment, sensation, romantisme » reviennent en boucle et la sentence sonne toujours comme un couperet : « Si tu ne t'es jamais mis devant un toro, tu ne peux pas comprendre. » Reverra-t-on à Nîmes la "Castellina", cette passe avec une demi-muleta qu'il a inventée à Medellin ? La réponse se fait évasive car « je ne sais pas, c'est une chose de magique qui surgit sur le moment » .L'artiste a parlé. Ne craignant jamais la polémique, il n'hésite pas une seconde pour dénoncer la « faute des décideurs » qui n'ont pas mis à l'honneur son ami Sylvain Fraysse pour célébrer ses dix ans d'alternative. De même, alors que plusieurs grandes figuras courraient le cachet pour participer à un simulacre de corrida à Las Vegas, Sébastien Castella est le seul qui a pris une position radicale. « Je ne veux plus toréer de capea car, pour moi, la tauromachie est quelque chose de sérieux, rempli de romantisme, de sentiments. » Il se félicite que des stars comme Ponce et Juli aient finalement décliné l'invitation après son coup de gueule. « Ma conception de la tauromachie va bien au-delà de l'argent et de Las Vegas. Il n'y avait pas la catégorie et le romantisme nécessaire à la tauromachie. » Quand on l'interroge sur l'évolution du toro dont le gabarit et le poids se développent, Sébastien Castella livre une dernière phrase choc : « Le toro, on ne le porte pas sur les épaules ! » Et il étaye ses propos en expliquant que « ce qui fait peur au torero c'est la mobilité du toro, sa façon de te regarder, de bouger son cou. Pas son poids ». Il conclut en se réjouissant que « certains ganaderos, comme Nuñez del Cuvillo ou Victoriano del Rio, savent élever un toro sérieux avec un volume juste » Il donne une dernière précision en confiant que « le toro avec un excès de poids n'a pas la mobilité nécessaire pour prendre du rythme dans les faenas » . Avant de conclure par une dernière pique à l'encontre des instances espagnoles : « Les vétérinaires et les présidents ne savent pas voir les toros. Ils n'ont pas l'amour pour la tauromachie. Ils sont juste là pour paraître. » S. G
Arles 2 Avril
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-04-10/03-04-101.php
Torofiesta :
http://www.torofiesta.com/afficher-nouvelle.php?nouvelle=1563
Corridafrance :
A lire...
http://www.youtube.com/watch?v=W_ZwtUUYNL0
A moins de 48 heures de la féria d'Arles, j'ai le désir irrépressible de diffuser une vidéo d'une corrida exceptionnelle avec mon toréro préféré. Je sais, cette publication ne va pas plaire à tout le monde, mais vous n'êtes pas obligé de la regarder, cela va de soi. Comment pourrais-je décrire Sébastien Castella en quelques mots ? L'élégance, la grâce, la concentration, la profondeur, la bravoure, la sérénité, le lâcher-prise et la finesse pour ne citer que cela. Il n'est pas que beau, il est magnifique. De surcroît, il a la particularité d'effectuer des naturelles (passes de la muleta, donc de la cape rouge) de la main gauche, en reproduisant le geste plusieurs fois dans des séries successives, ce qui n'est pas la chose la plus aisée pour un droitier. Cette technique qui fait partie des règles de l'art tauromachique, mais que tous les toreros ne pratiquent pas, permet de travailler le taureau en l'obligeant à tourner la tête à gauche, ce qui facilitera l'estocade finale (la mise à mort). Je tiens aussi à laisser une place importante à ce taureau aussi brave (courageux) que noble (il charge de loin). D'ailleurs, Sébastien Castella a la particularité de réceptionner ses taureaux de très loin à la manière de Manolete, celui qui a révolutionné l'art tauromachique, en conservant les pieds joints tout le long de la faena (ensemble de séries de passes). Lors de cette corrida, le public a demandé un tour de piste pour honorer ce taureau, mais, malheureusement et de manière incompréhensible, la présidence ne l'a pas accordé. Ce jour là, Sébastien Castella a coupé 4 oreilles et est sorti par la grande porte des arènes de Madrid.
Le maestro répond aux questions par l'intermédiaire de Mundotoro :
http://www.mundotoro.com/noticias/noticia.aspx?value=77714
Le 20 Mars sur Torofiesta :
http://www.torofiesta.com/afficher-nouvelle.php?nouvelle=1534
Le 27 Février interview dans Burladero :
http://burladero.com/entrevistas/009750/castella/en/toreo/unico/servir/union
" La Castellina"
http://www.mundotoro.com/noticias/noticia.aspx?value=77152
http://www.mundotoro.com/noticias/noticia.aspx?value=77028

A lire :
http://nadegevidal.blogspot.com/2010/01/quand-le-ble-est-sous-la-grele-fou-qui.html
Déclaration du maestro concernant son engagement auprès des Haïtiens :
Je voudrais, tout d'abord exprimer ma solidarité avec le peuple haïtien et envoyer mes plus sincères condoléances aux familles qui ont perdu les leurs dans cette catastrophe. Je voudrais également adresser un message d'encouragement à ceux qui ont perdu leur maison sans pouvoir emporter le moindre effets personnels ou quelques moyens de subsistance. A cause de mon attachement avec le peuple américain, comme torero et comme être humain, consterné par ce qui s'est passé, je vous propose ma modeste contribution en toréant seul, pour la seconde fois de ma carrière, six toros, dans les arènes de Nîmes. L'intégrité des bénéfices de la course iront à ceux qui sont touchés.
La corrida aura lieu le Mai 13, parce qu' ils auront besoin d'aide bien au-delà de cette période d'actualité.
Je lance un appel à la solidarité dont ont toujours fait preuve les amoureux de la corrida, espagnols et français, pour remplir les arènes afin d'obtenir le plus d'argent possible pour aider à atténuer, selon nos possibilités, la catastrophe en Haïti.
Je suis convaincu que, une fois de plus, le peuple du toro, compatissant par nature, ne manquera pas cette corrida, peut-être la plus engagée de ma carrière et, en tout cas, pour moi, la plus importante et la plus nécessaire.
Je vous remercie par avance.
Les différentes annonces :
http://www.elmundo.es/elmundo/2010/01/18/toros/1263846049.html
http://torosblog.midiblogs.com/archive/2010/01/18/castella-en-solo-pour-haiti.html
El Mundo du 19 Janvier :
http://www.elmundo.es/elmundo/2010/01/18/toros/1263846049.html
Midi-Libre du 15 Janvier :
Interview de Sébastien à son arrivée à Mexico :
http://www.lepetitjournal.com/content/view/51933/310/
Interview de Sébastien le 6 Janvier 2010 :
http://www.mundotoromexico.com/index.php?acc=galmultd&id=243
Retranscription du discours de Sébastien lors de la remise du prix ABC- Vicente Zabala le 14 Décembre à Madrid :

http://www.sebastiancastella.net/web/index.php?sec=Blog
Vidéo :
http://www.abc.es/toros/taurino.asp
Grand prix à Quito :
http://www.torofiesta.com/afficher-nouvelle.php?nouvelle=1380
Le 2 Décembre, Midi-Libre :
Midi-Libre :
Le plus grand :
19 0ctobre :
13 Octobre :
Castella, ganador del II Premio ABC-Vicente Zabala Disminuir tamaño del textoAumentar tamaño del texto Sebastián Castella sale a hombros por la puerta grande de Las Ventas el pasado 3 de octubreABC | MADRID Actualizado Jueves, 15-10-09 a las 19:30 Sebastián Castella ha sido declarado por mayoría ganador del II Premio ABC-Vicente Zabala, «el Cavia de los Toros», al matador de toros triunfador de la temporada en España y Francia. El jurado, presidido por la presidenta-editora de ABC, Catalina Luca de Tena, se ha reunido hoy en la sede de esta Casa para dilucidar el vencedor de un año de toros emocionante. Finalmente ha sido para la figura francesa «por la regularidad en el triunfo y el compromiso en las principales plazas de España y Francia, conquistadas sobre los valores del temple, la quietud, la autenticidad y la superación a lo largo de la temporada 2009». Castella (Béziers, 1983) ha protagonizado una importante campaña: es el torero que más paseíllos ha hecho en plazas de primera categoría, en treinta, donde ha cortado un total de cuarenta y cinco orejas. Ha abierto, además, dos veces la Puerta Grande de Madrid. La regularidad de sus triunfos y su gran momento han sido sopesados y valorados por el jurado presidido por Catalina Luca de Tena y compuesto por Pío García-Escudero, Javier Aresti, José María Álvarez del Manzano, Juan Lamarca, José Luis Lozano, Victorino Martín, Enrique Múgica, Dolores Navarro, Juan Antonio Ruiz «Espartaco», Pilar Vega de Anzo, Francis Wolff —catedrático de la Universidad de París que no pudo asistir por sus obligaciones profesionales y envió su voto por correo— y Zabala de la Serna. Con este premio, ganado en su primera edición por Miguel Ángel Perera, ABC apuesta una vez más por la Fiesta Nacional, esencia de nuestra cultura y de nuestra historia, con el nombre del inolvidable maestro Vicente Zabala, referente de la crónica taurina, de la ética y la independencia.
2/ Interview de Sébastien :
5 Octobre :
Midi-Libre :
4 Octobre :
ABC :
http://www.abc.es/20091003/toros-/sebastian-castella-abre-puerta-200910032034.html
Le Monde :
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40536597@7-89,0.html
Le Figaro :
29 Septembre :
http://www.abc.es/20090927/toros-toros/sebastian-castella-destapona-ultima-20090927.html
25 septembre :
le 23 Septembre :
Nîmes le 20 Septembre :
CorridaFrance :
Midi-Libre :
Nîmes le 18 Septembre :
Midi-Libre :
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/actu.php
Dax et Arles :
Toros 2000 :
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-09-09/13-09-091.php
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-09-09/14-09-091.php
Sud Ouest :
http://www.sudouest.com/landes/actualite/article/703925/mil/5094312.html
http://www.sudouest.com/landes/actualite/article/703925/mil/5094312.html
Torofiesta :
http://www.torofiesta.com/afficher-nouvelle.php?nouvelle=1238
Le 6 Septembre à Bayonne :
Toros 2000 :
http://www.toros2000.com/
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/actu.php
Corrida France :
http://www.corridafrance.fr/
Le 19 Août à Bilbao :
Corrida France :
Le 16 Août à Dax :
Toros 2000
Terres Taurines
Le 15 Aôut :
Midi-Libre :
Midi Libre :
http://www.midilibre.com/articles/2009/08/15/BEZIERS-ILS-ONT-DIT-Juan-Bautista-882810.php5
Le 14 aout Béziers :
Midi Libre :
Corrida France :
Terres Taurines :
Le 13 Aout - Béziers :
Corridafrance :
Torofiesta :
http://www.torofiesta.com/afficher-nouvelle.php?nouvelle=1173
Toros 2000 :
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/actu.php
Le 12 Aout :
Sud Ouest :
http://www.sudouest.com:80/accueil/tourisme/toros/article/673968/mil/4979652.html
ABC :
http://www.abc.es/20090812/toros-toros/castella-paso-rotundidad-20090812.html
Terres Taurines :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/actu.php
Sud-Ouest :
La Dépèche :
Duel au sommet" selon Sud-Ouest :
http://www.sudouest.com/accueil/tourisme/toros/article/669985/mil/4961790.html
Article paru dans "El Mundo" du 27 Juillet
La traduction de Jade Colin :
Sébastien Castella
Torero :
C'est à l'âge de 12 ans qu'il a décidé de se consacrer aux arènes et aujourd'hui il est considéré comme l'un des meilleurs. De plus, il est un des diestros les plus désiré : certains (certaines!) en sont
arrivés à lui jeter des soutiens-gorges.
Sébastien Castella n'a pas peur de la mort. Avec 17 coups de corne sur le corps; avant chaque faenail verse de l'eau sur sa montera - une de ses manies, et part à la rencontre du toro qu'il voit plus comme un allié que comme un ennemi. Dans sa vie privée, il préfère être distant afin que cela
n'affecte pas sa profession.
Le toreo, ce français de 26 ans natif de Béziers, en a fait son objectif et
son bonheur. Il a coupé sa dernière oreille lors de la corrida de jeudi à Valencia.
Question : Ton parcours a-t-il été difficile comme pour la majorité des cas?
Réponse : Il n'a pas été facile, pareil à celui de ceux qui sont au sommet. Le succés, il faut le travailler. Sinon tu descends aussi vite que tu es monté. Les moments difficiles sont ceux qui te font devenir plus mature et ceux aussi qui te font savourer le triomphe, ce qui est facile ne se mesure pas de la même façon.
Question : En parlant de moments difficiles, faîtes-vous références aux cornadas?
Réponse : Les cornadas font parties du toreo et de la passion. Je fais référence au fait qu'au début, les empresas ne veulent pas t'engager et te mettent beaucoup de bâtons dans les roues. Il y a beaucoup d'intêrets en jeu dans ce milieu où la compétition fait rage.
Question : Vous faîtes parti des trois meilleurs toreros selon les experts, jusqu'où voulez-vous aller?
Réponse : L'important est de ne pas se reposer sur ses lauriers et surprendre chaque jour. C'est ce que j'ai fais cette année au cours de la San Isidro.Pour moi aucune faena ne se ressemble et je dois me surpasser à chaque fois, le public est très exigeant.
Question : Avez-vous déjà pensé à vous retirer de l'arène?
Réponse : Je n'ai pas eu de moments très bas, ni eu l'envie de me retirer. Je ne conçois pas une vie sans le toro, de lui dépend mon bonheur.
Question : Vous considerez-vous plus espagnol ou français?
Réponse : Avant tout je me sens torero. Je suis un français, ce qui s'est passé c'est que cela fait 12 ans que je vis à Séville et je me suis fait à la vie andalouse, on y vit très bien. Je ne veux pas être le meilleur torero français, mais le meilleur torero de n'importe quel pays.
Question : Quel rôle a joué votre famille dans votre vie?
Réponse : Un rôle très important, ils m'ont respecté et m'ont laissé la liberté de choisir cette profession, ils se sont sacrifiés. Mon père a voulu être torero mais il n'y est pas arrivé.
Question : Etes-vous « famille »?
Réponse : Pas beaucoup, j'aime mes parents et ma soeur, mais je ne les vois pas souvent. Comme je suis parti de chez moi à l'âge de 14 ans, je suis très indépendant.
Question : Pensez-vous avoir fait beaucoup de sacrifice par rapport aux autres jeunes?
Réponse : Non, pas tellement, pour moi cela n'a pas été un sacrifice. J'avais déjà les idées claires, je voulais être une figura del toreo et être le meilleur, c'est pour cela que pour moi le fait de ne pas sortir, voir mes amis n'a pas été un sacrifice. Mon but dans la vie c'est de m'améliorer chaque jour.
Question : Que ressentez-vous devant un toro?
Réponse : Une fois que tu rentres dans l'arène et que tu l'as devant toi, tu te transformes. C'est difficile à exliquer. Devant chaque toro tu ressens quelque chose de différent car chaque faena est différente. Il faut avoir une grande sensibilité. Le succés, peu importe la profession, dépend de ce qui vient du coeur.
Question : Arrivez-vous à parler avec le toro?
Réponse : Et bien oui, pour moi le toro est un allié. Beaucoup de toreros disent qu'ils partent en guerre une fois devant le toro. Moi je pense tout le contraire : le toro a beau être mauvais, il ne faut pas voir cette rencontre comme une bataille, sinon tu ne parviens pas à l'art.
Question : Comment voyez-vous la mort?
Réponse : Nous avons toujours peur, encore plus au début, jusqu'à ce que tu l' assimiles parce qu'elle fait partie de notre profession, et puis tu en fais abstraction. Cela m'est égal que le toro me prenne car le plus important est d'être le meilleur et pour cela il faut dépasser les limites, parmi elles se trouve la mort.
Question : Dans votre vie privée aussi vous dépassez les limites?
Réponse : Ça dépend, le coeur est là et je pense avoir un grand coeur. La vie privée et le toreo, même si se sont deux choses liées, n'ont rien avoir l'un avec l'autre. Quand on dit que les femmes donnent des cornadas, pour moi c'est un mythe, celui qui donne de vraies cornadas c'est le toro. Il faut être distant dans la vie privée afin que cela n'affecte pas ton toreo.
Question : Dans le futur vous voyez-vous fonder une famille?
Réponse : Bien sûr, dans quelques années.
Question : Etes-vous déjà tombé amoureux?
Réponse : Je ne sais pas, j'ai eu des petites amies, je les ai beaucoup aimé mais je ne sais pas si c'était de l'amour. En ce moment le toro et les femmes sont incompatibles dans ma vie.Mais si je ne les ai pas, j'en ai tout de même besoin. Je crois en l'amour pour ma profession, et je crois qu'il est comparable avec celui que l'on peut ressentir pour une femme.
Question : Dans un milieu aussi macho, croyez-vous que les femmes peuvent prendre l'épée?
Réponse : Si elles le démontrent, bien sûr. Je n'ai pas de réticences à toréer avec elles, nous avons un exemple avec Cristina Sanchez.
Question : On dit qu'il existe une rivalité entre vous et José Tomas, surtout lorsque vous toréez ensemble.
Réponse : Je n'ai pas d'avis sur lui. Je respecte mes compagnons de cartel.
Question : Quel est l'objet le plus surprenant que l'on vous a lancé?
Réponse : Un soutien-gorge...
Question : Quel a été le moment le plus difficile de votre vie?
Réponse : La cornada en Colombie, qui m'a éloigné de ma profession pendant trois mois. La vie est faite de différents moments et il faut tous les vivre. Dans le monde des toros c'est la même chose. Il y a des moments durant lesquels on peut faire des aprés-midi uniques comme touché par une baguette magique. Ce sont aussi des moments que l'on oublie pas.
Question : Comment va se dérouler votre été?
Réponse : Sur la route et dans l'arène, en Espagne, en France à toréer. C'est la période la plus importante pour nous, alors que tout le monde prend le soleil sur les plages.
Nous sommes différents.



Article dans le Midi-Libre :
Club taurin Joseph Peyre :
http://clubtaurinpau.com/Mont-de-Marsan-II.html
Terres Taurines du 21 Juin :
http://www.terrestaurines.com/forum/actus/01-06-09/21-06-091actuchro1.php
Article paru dans : Peña taurine Joseph Peyre :
http://clubtaurinpau.com:80/Madrid-jeudi-Puerta-Grande-pour.html
La traduction intégrale de l'interview de Sébastien Castella par Jade Collin :
Question 1: Bonjour Sébastien, tu as beaucoup triomphé au cours de cette temporada : que t'as inspiré donc le fait de commencer la temporada en toréant avec José Tomas à Valencia? Bonne chance pour la corrida « picassiana » durant laquelle nous te verrons, si Dieu veut, sur Telecinco.
- Je crois que le plus important c'est de toréer et commencer durant les Fallas aussi est important. Commencer avec José Tomas a été très bien mais cela ne s'est pas terminé comme je l'aurais voulue au vue des circonstance.
Question 2: Je suis de Mérida, et ton toreo me plait beaucoup. Quel est le pire moment un jour de corrida?
- Je ne saurais dire le pire. Nous passons des moments très durs. Un plus particulièrement, les cornadas.
Question 3: De quelle musique accompagnerais-tu ta faena rêvée?
- Avec une chanson de Camaron. Il y en a plusieurs qui me plaisent beaucoup. Quand on torée et qu' on écoute de la musique on se sent bien et pour moi l' écouter, lui, me plait. Quand je torée de salon et que je mets Camaron, cela m' inspire.
Question 4: Quelles « cornadas » font le plus mal, celles du coeur ou celles du toro? Un « abrazo » Sébastien , j' espère te voir à Badajoz.
- J' espère être à Badajoz. Celles qui font le plus mal physiquement, celles du taureau.
Question 5: Il y a deux ans, je t'ai questionné, lors d'une autre interview digitale, au sujet de tes manies avant de fouler la piste. Y a-t-il des différences entre le Sébastien d'alors et celui de maintenant, non pas en ce qui concerne les superstitions mais en général? Merci pour l' émotion que tu nous donnes toujours avec tes faenas.
- La maturité, c'est le principal. Je continue avec ma manière de toréer mais les années me permettent de m' améliorer. Le reste aussi.
Question 6: La première fois que vous êtes allé dans une arène, c' etait quand? Qu' avez-vous ressenti? Qui vous a accompagné? Bonne chance pour cette temporada et un « saludo » maestro depuis Bilbao.
- Exactement, j' avais 15 ou 16 ans. Un 15 août chez moi (Béziers). Par tradition, j' allais aux corridas seul, et quelques fois mon père m' amenait. Je me souviens de ce jour parce que c' était une corrida de Miuras.
Question 7: Bonjour maestro, j' aimerais savoir que signifie pour toi vivre comme un torero? Un « abrazo » et un bisous de Teruel.
- La vie d'un torero c'est au jour le jour. C'est en toi. Le toreo, ta profession, ta passion font parti de toi. Cela te rend heureux, te fait passer des moments difficiles, et cela t'aide.
Question 8: Comment se passe un jour normal dans ta vie quand tu ne torées pas? Un hobbie? Beaucoup de chance pour cette temporada.
- J' aime beaucoup la musique, la solitude, bien sûr, depuis l'enfance. Mais j' ai mûri, et je me suis plus ouvert avec le temps. J' aime me distraire en allant à la plage, j' aime aussi beaucoup faire de la plongée, le ski mais je ne dois pas.
Question 9: Sébastien, peux-tu nous donner une indication sur l' habit pour une corrida « picassiana »? Bonne chance pour cette temporada.
- Ce sera une surprise
Question 10: Tu es mon torero préféré. Tu assumes le risque avec intelligence, art et esthétisme, à l' inverse de certains que l' on acclame pour qu'ils jouent leur peau et à qui on donne des médailles. Quelle relation entretiens-tu avec la peur? Un « abrazo » maestro.
- Très proche. J' ai besoin de la peur dans ma vie. Si je ne l' avais pas, il me manquerait quelque chose. Etre devant le taureau génère de la peur, de l' adrénaline et des émotions. La peur c'est tous les jours, elle fait partie de moi, elle me fait grandir en tant que torero. Quand tu sais que tout le monde t' attend, la peur apparaît aussi avant les corridas.
Questions 11: Tu es du genre impulsif ou tu réfléchis avant d' agir? Le pendule par exemple? Un bisous d' une « Castellista"
- Les deux, quelque fois implusif, quelque fois je réfléchis. Cela dépend des choses, du moment...
Question 12: Tu fais partie de ces toreros qui sans aucun doutes sont nés pour faire ce qu' ils font, c' est pour cela que je me suis toujours demandée, si tu n' avais pas été torero que t' aurait-il plû de faire (et ne réponds pas pas seulement torero). Un bisous au charmant jeune homme.
- J' aime le risque, et j' adore conduire : pilote de formule 1 ou de rallye auraient été de bons métiers.
Question 13: Plus qu'une question, je tenais à te féliciter pour la corrida aux Fallas et te donner du courage, Sébastien, pour l' importante temporada qui t'attend en Espagne et en France. Je suis sûr que cette année tu vas de nouveau sortir par la Grande Porte de Madrid.
- Ce fut un après-midi très important, j'en ai profité, et cela m'a rassuré pour cette temporada. Elle m'a beaucoup servie.
Question 14: Je suis de Cali et j' ai toujours aimé te voir chez nous. Qu' aimes-tu le plus en toréant en Colombie? Bisous.
- Cali est une ville très spéciale pour moi. J' y ai débuté et les gens m'ont acceuilli très gentiment et aprés j' ai vécu beaucoup de choses là-bas. Mon premier grand triomphe, ma plus grave « cornada »...j' y suis réapparu l' année suivante. J' aime ses gens, sa passion, sa joie de vivre, et pas seulement dans l'arène mais aussi à l' extérieur. Il y a une foi, une envie de vivre et une joie qu' il faut apprendre d' eux. Je garde également un très bon souvenir de la plaza de Mexico.
Question 15: Castella, félicitations pour ce que tu fais. Deux questions, connais-tu et te plait-il, le surnom que l' on t'a donné sur les forums, CastellART? Il me paraît très adéquat. Et l' autre, as-tu pour habitude de lire ce que disent de toi les critiques taurins? Un « saludo ».
- Je ne lis quasiment jamais, ni le bon ni le mal. Je n' aime pas lire les critiques.
Question 16: Bonjour Sébastien. Tu es très jeune et tu as déjà fait l' histoire. Ton toreo a de grandes qualités, mais, comment est ta faena idéale, celle que tu imagines pendant tes moments de solitudes? Je t' envoie les saluts de ta peña espagnole.
- Ma faena de rêve, la parfaite, est très difficile car elle se rapproche de la perfection. Chacun conçoit la perfection et l' ajuste à sa manière de toréer. Il faudrait aussi un taureau adéquat.
Question 17: J' aimerais savoir si les aficionados de Salamanque pourront te voir lors de la prochaine feria et bonne chance pour toute la temporada.
- Nous l' espérons. Il faut en parler avec les empresarios...Je crois que oui.L ' année dernière je n' étais pas prévu, j'y suis allé en remplacement et j' ai triomphé. C'est une arène que j'aime beaucoup, elle est sérieuse et a beaucoup de goût.
Question 18: En tant que « Castellista », j' espère que cette année tu vas triompher à Séville, je sais que c'est la seule épine qu' il te reste. Comment vois-tu 2009 avec autant de concurrence? Je te souhaite bonne chance car ton toreo est plein d'art.
- Merci à toi pour l' art. Effectivement Séville reste une affaire en suspend. Je vais souvent à Séville, et je passe devant la Maestranza, je m' arrête et je la regarde. J' espère qu'un jour cette porte s' ouvrira pour en sortir et non pour y entrer. Mais cela il faut le gagner. En plus d'en ressentir le besoin en tant que torero, je le ressens en tant que personne.
Question 19: Bonjour Prince, comment se sont passés vos débuts? Où croyez vous que se trouve la culmination pour un torero? Merci pour ce que vous faites chaque après-midi et de nous en faire autant profiter. Un adorateur de votre profession.
- Mes débuts furent dans plusieurs endroits. Tout d' abord sur mes terres, ensuite en France, Portugal, Séville et Mexico. C' est là que j' ai commencé ma carrière professionnelle. Chaque torero a son propre sommet et l' important c'est vouloir apprendre et ne pas te mettre de limites en la faisant. Tu apprends de n' importe quelle personne, d'un détail tu apprends quelque chose. C'est comme ça que moi je le vois.
Question 20: Je t'ai vu plusieurs fois dans l' arène et à la télé, et je vois un vrai professionnel, serieux, froid, distant, tu ne regardes pas l'arène mais le taureau, et en tant qu' aficionada cela me plait. Mais es-tu toujours comme cela?
- Vous avez tout à fait raison. Dans l'arène, j'arrive et il y a d'autres compañeros qui regardent les gradins et moi non. Je regarde devant moi. Ou l' autre compañero qui torée. C'est ma manière de me concentrer, ma manière d'être. Tu vas te jouer la vie et tu ne te concentres pas sur autre chose qui ne soit pas le taureau.
Question 21: Je suis colombien et j' ai toujours pensé que notre pays te plaisait beaucoup. Selon toi que se passe-t-il lorsque tu torées en Amérique qui ne se passe pas en Espagne ou en France et inversement? Un salut latino.
- En Amérique il y a beaucoup de sensibilité. Les latinos ont une étincelle. La différence je ne la vois pas. J'aime l'Amérique mais j'aime aussi l'Espagne et la France.Chacun a son moment.Là est le berceau du toreo, là où tout se décide.
Question 22: Bonjour, tu es très beau, et tu es très photogénique. As-tu pensé à être acteur? (mais avant tout continues de toréer) Mes respects et félicitations.
- Merci, mais pas pour l'instant.Le taureau c'est ce qui me rend heureux et ma profession. Je ne me vois pas acteur.
Question 23: Maestro, je suis un professeur à la retraite de Zaragosse, je vis à Madrid depuis 60 ans et vous voir toréer m' émeut et c'est ce que j'ai vu de plus grand depuis que j'ai mon abonnement à Las Ventas. Dans votre toreo, de qui vous sentez vous l'héritier, magnifique d'ailleurs? Un cordial salut avec ma plus profonde admiration.
- Merci beaucoup. Héritier de personne. C'est quelque chose de grand de répondre à cela. J'essaierai de faire mon chemin. Question 24: Cette année verrons-nous le Castella qui a mis Madrid debout? - Oui. Totalement.
Question 25: Un « rituel » que tu fais toujours avant d'entrer dans l'arène pour te donner du courage? Un porte-bonheur que l'on peut t'offrir?
- Je crois que tout ce qui vient d'un admirateur avec le coeur, et bien et bien reçu. J'ai quelques manies mais pas de rituels. Si un jour ça marche alors je le refais...
Question 26: D'où sors-tu tout ton art?Es-tu heureux?
- Heureux, oui ,beaucoup. L'art...il me vient des sentiments quand je torée et de mes pensées.
Question 27: Avec qui aimerais-tu avoir un mano a mano et pourquoi?
- J' en ai plusieurs cette année avec plusieurs compañeros. Avec qui, ça on le sait.
Question 28: Tu vas toréer en Estrémadure cette année?
- J'espère que oui, si Dieu veut.
Question 29: Il y a toute une liste de jeunes toreros qui arrivent très haut comme Pinar,Luque, Valls (qui a gagné la partie contre José Tomas lors de la feria de la Madeleine) et quelques autres. Que penses-tu de cela? Cela t'influe-t-il?
- C'est très bien pour le toreo. Que des jeunes sortent, le futur de la fiesta repose sur eux et sur les aficionados. Je leur souhaite bonne chance et qu'ils continuent leur chemin qui commence très bien.
Question 30: En trois mots, quelle est ta personnalité?
Spécial, solitude et amour.
Question 31: As-tu l'habitude d'appeler par téléphone ta mère ou ta soeur après chaque corrida pour les tranquiliser?
Ma mère évidement. Quand j'arrive dans la chambre.
Question 32: Si tu pouvais changer quelque chose dans le monde que changerais-tu?
Changer est difficile. Je changerais beaucoup de choses.
Question 33: Quelle est ta nourriture préférée?
Question 34: Je sais que tu aimes toréer à Séville, penses-tu que Séville est l'arène la plus importante de la tauromachie?
- Une des plus importante. Une personnalité particulière.Un aficionado doit avoir vu une corrida à Séville, sans aucun doute.
Question 35: Nous n'avons aucune information sur votre vie privée, vous la cachez aux yeux du public...mais nous en connaissons un peu sur votre caractère et votre manière d'être, vous préférez la solitude à la compagnie?
- Ca depend des moments, mais généralement j'aime la solitude. Mais comme je l'ai dit ça depend des moments. Ce dont j'ai besoin pour mon travail et pour ressentir ma profession c'est la solitude. Il y a d'autres moments où j' apprecie d' être avec les gens et de profiter des bonnes choses. L'amour est important et avec la solitude il n'y a pas d'amour.
Question 36: Maestro, à quand un seul contre six en Espagne?Merci beaucoup.
- On ne sait pas. Je l'ai déjà fait une fois et je ne pensais pas le faire. Ca s'est très bien passé et des fois je ne pense pas le refaire. Peut être dans le futur, ca me plairait à Bilbao.
Question 37: Vous avez prévu deux mano a mano avec Juan-Bautista: cela ne vous semble-t-il pas plus intéressant vous confronter à Perera ou à El Juli?
Avec El Juli je l'ai déjà fait plusieurs fois, et avec Perera c'est prévu à Nîmes.
Question 39: Serait-il possible qu'in jour tu retournes avec celui qui fut ton maître José Antonio Campuzano?
- On ne sait jamais. Les choses arrivent car elles doivent arriver et je lui dois beaucoup mais je suis heureux dans ma vie actuelle.
Question 40: Quelle est ta couleur préférée pour tes costumes?
- Le mauve.
Question 41: Mis à part ton courage et l'art de ton toreo, qui remercierais-tu pour ta position en haut de l'escalafon?
Plusieurs personnes qui m'ont aidés à mes débuts. L'aficionado en général. Ceux qui me suivent et qui me donnent beaucoup d'affection dans et en dehors de l'arène.
Question 42: Maestro, sens-tu la chaleur du public quand avant de renter dans l'arène ils viennent vers toi?
- Bien sûr que oui, souvent et beaucoup. Je voudrais souligner une chose. C'est sérieux, ils s'approchent pour me parler et comme je suis dans un moment délicat je ne les recçoit pas comme ils le voudraient. Il faut s'avoir s'approcher du torero et attendre le bon moment. Mais bien évidemment que je remercie la chaleur des gens.
Question 43: Maestro, quel fut le moment le plus dur de ta carrière? Le plus joyeux?Merci.
- Le plus joyeux est à venir. Le plus douloureux c'est la cornada de Cali. Non seulement le jour même mais aussi la récupération qui a suivie et ce qui allait avec. Concrètement, le pire ce fut quand j'étais à l'infirmerie et que la douleur était atroce, j'étais entouré de médecins.J'étais cassé à l'intérieur, je ne voyais plus rien. Pourtant, je remercie pour ce moment car aussi dur a-t-il été il m'a aidé à murir. Je suis heureux de l'avoir vécu et enduré.
Question 44: Maestro, d'où te vient ta passion pour le toreo?Merci.
- Ce n'est pas commun en France. Mais une étoile peut venir de n'importe quel endroit. Je l'ai dans le sang.Mon père voulait être torero mais il n'a pas pu.
Question 45: Quelle saveur a le toreo pour Castella? De la gloire.
- Ce que je ressens quand je torée est le meilleur pour moi.
Question 46: Bonjour Castella, ma question est: quels conseils donnerais-tu aux jeunes des écoles taurines et qui veulent arriver un jour là où tu es? Saluts de Burriana, Castellon.
- Le conseil est simple et difficile à la fois. Que ce soit clair. Il faut convaincre son entourage et sacrifier sa jeunesse. Ensuite il y a la constance.
Question 47: Bonjour maestro, je suis un aficionado de Barcelone. Premièrement je voudrais vous remercier de resserrer les relations matador et aficionado. Ensuite, que pensez-vous de Barcelone? Quelle ganaderia vous plait le plus et avec laquelle vous plait-il de toréer? Un salut de Barcelone.
Les arènes qui me plaisent le plus sont Madrid et Barcelone. La seconde est une arène avec une très grande sensibilité. J'y ai eu de nombreuses après-midi et j'ai triomphé mais je n'ai pas encore pu tout savourer.
Question 48: Comment ressentez-vous ce début de temporada, il y a tant de rivalités et de figuras en haut de l'escalafon?
- La rivalité c'est bien. Chaque année c'est différent, l'année dernière elle venait d' Amérique mais je n'étais pas aussi sûr qu'aujourd'hui. J'étais dans une phase de changement que je n'avais pas assimilé, cela est nécessaire. Finalement, j'ai eu une bonne fin de temporada qui m'a rassuré pour commencer la nouvelle. Je suis « renouvelé » et heureux. J' en ai tiré toutes les conclusions.
Question 49: Qu'emmènerais-tu sur une île? Montagne ou mer? Sucré ou salé? Noir ou blanc? Blondes ou brunes?
- Sur une île, du papier, un stylo et une photo. Mer. Sucré, très sucré.Noir. Faut-il répondre à cela?
Article de Zocato :http://signesdutoro.france3.fr./index.php?page=article&numsite=1148&id_rubrique=2096&id_article=8576
Pour lire le compte-rendu de l'entrevue digitale de Sébastien, cliquez sur:
http://gente5.telecinco.es/encuentros/270309sebastiancastella/index.shtml
Les toros de Juriquilla :
http://www.mundotoromexico.com/?acc=noticiad&id=756
La chronique:
Mon cher Soleil
Le printemps s'annonce par le retour du soleil, roi en notre Terre. Sans lui, toute vie serait impossible. Puis, il est vrai que nos contrées taurines privées de leur radieuse lumière paraissent bien tristes lorsque l'épais brouillard tente de se fondre avec les roseaux camarguais, lorsqu'il se faufile entre les lourdes pierres de nos amphithéâtres. Chaque orifice de ces pierres est porteur de sens et d'histoire. Le soleil véhicule aussi la notion de maturité. C'est en effet le premier à colorer ses joues à l'heure du réveil, à l'heure du sommeil. Les couleurs frémissent en notre monde et, nous envahissent de toutes parts les rayons, eux même émus. Hier, tout comme naît une fleur en plein mois de décembre, une annonce a perturbé le mundillo. Bien que les rumeurs courraient déjà depuis quelques temps, tous attendaient le 31 janvier prochain, date à laquelle s'effectuera la présentation de la future féria de pâques, pour connaître le véritable contenu de l'affiche. Un geste relativement mal venu de la part du journaliste en question. Une chose est sûre, Sébastien Castella et Juan Bautista se produiront en « mano a mano » une première fois en Arles, puis à nouveau, lors de la féria de Béziers. S'il est certain que la rivalité sera présente, nous devons nous éloigner de la competencia de mauvais goût que certains utilisent au détriment de l'afición même, au détriment de la tauromachie. À l'heure actuelle, alors que la fameuse crise s'apprête à frapper le monde des taureaux, il y a, me semble-t-il, mieux à faire que de provoquer d'inutiles conflits extérieurs. La promotion de la tauromachie ne passera que par un labeur constructif, ce pourquoi, les discours de marbre devront être, à mon sens, rangés au placard une bonne fois pour toute. Alors que Sébastien triomphe de manière continue et grandiose aux Amériques, nos terres taurines l'attendent de pied ferme, comme si l'on se postait à l'aube dans l'expectative de le voir à nouveau. En 17 corridas, soit 38 taureaux lidiés, Sébastien coupa 26 oreilles, trois queues. Parmi les grands triomphes, remarquons qu'il indulta trois animaux (un de Begoña, à León au Méxique, un autre de Juan Bernardo Caicedo à Cali en décembre puis un dernier à Lima, au Pérou, appartenant à la ganaderia de Roberto Puga), et réalisa dix faenas qui lui valurent deux pavillons. Son retour en Europe ne manquera pas d'être suivi avec attention. Car, ne l'oublions pas, chaque contexte influe sur la création torera. Pendant ce temps, Juan Bautista prépare de manière intense sa prochaine temporada, qu'il débutera rapidement. Les mémorables faenas qu'il laissa sur le sable des arènes lors des dernières corridas toréées en Europe, n'oublions pas l'immense faena nîmoise face à un taureau de José Vazquez, laissent à penser que cette temporada sera pour lui celle de la consécration que tous les aficionados attendent. Arles sera le théâtre d'une rencontre au sommet. Ce ne sera ni un début, ni une fin, ni un anniversaire et encore moins un jugement dernier. Ce sera une grande fête de la tauromachie française... si les taureaux le veulent bien.
Julien Aubert
Interview du maestro dans mundotoro :
http://www.mundotoromexico.com/?acc=noticiad&id=577
La saison de Sébastien sur mundotoro :
Interview dans Aplausos :
http://www.aplausos.info/articulo.php?rev_id=169&art_id=1701
Interview Sébastien au Mexique :
http://www.mundotoromexico.com/index.php?acc=galmultd&id=4
Le signe du toro : les 2 dernières corridas de Sébastien vues par Marc Lavie :
03/11/08 - Castella triomphe à Aguascalientes et Guadalajara Le torero de Béziers coupe quatre oreilles en deux corridas Guadalajara (Mexique) En l’espace d’un seul week-end, Sébastien Castella a triomphé dans deux des arènes les plus importantes du Mexique : Aguascalientes, dont la feria de printemps est la plus longue de toutes celles célébrées sur le continent américain, et Guadalajara, réputée comme l’arène la plus exigeante des états mexicains. Le samedi 1er novembre avait lieu dans les arènes de la Monumental d’Aguascalientes la corrida dite des "Calaveras" (têtes de mort), label peu engageant pour une affiche des plus équilibrées réunissant un matador mexicain vétéran comme Zotoluco, une vedette telle que Castella et un espoir du pays en la personne de Joselito Adame. Le cirque était rempli aux trois quarts - plus de douze mille personnes - par temps agréable et frais. Furent combattus six taureaux de l’éleveur Teófilo Gómez, récemment disparu, qui offrirent un jeu varié. Le meilleur fut le deuxième, de nom Saber ser et pesant 492 kilos, devant lequel Castella, vêtu de lilas et d’or, réalisa une grande faena, avec beaucoup de lié et de temple, obtenant les deux oreilles après une demi lame définitive. En fin de faena, on lui joua même la "pelea de gallos", musique traditionnelle d’Aguascalientes, ville réputée pour ses combats de coqs. "Soyeuse faena de Castella" titra le quotidien local "El Sol de Aguascalientes" qui ne tarissait pas d’éloges pour le matador français. Ce dernier, brillant avec la cape, ne put rien faire face à son deuxième opposant mais quitta la Monumental "hidrócalida" en triomphe. Le reste de la course sombra dans l’ennui. Ni Zotoluco, ni Adame ne purent briller avec des taureaux n’offrant guère de jeu et tous deux se retirèrent en silence. Le dimanche 2 novembre, l’affiche la plus attractive était proposée par les arènes du Nuevo Progreso à Guadalajara, dans l’état mexicain du Jalisco, Castella étant accompagné au paseo par Morante de la Puebla et Ignacio Garibay. Le matador biterrois, qui arborait son costume entièrement noir, fut à nouveau le triomphateur de la course, obtenant les deux oreilles de son premier adversaire, Giraldo, un joli exemplaire de 490 kg portant la devise de Montecristo qui posséda de la mobilité mais dont la charge s’avéra violente au premier abord. Le torero s’imposa peu à peu aux difficultés du cornu, tempéra sa fougue et l’embarqua dans des passes longues et dominatrices, lors d’une faena à la fois intense et mesurée, avec les pauses nécessaires et un final spectaculaire par circulaires dans les deux sens. Castella enfonça l’épée dans sa totalité et fit tomber le quadrupède à ses pieds, ramassant ensuite un "sombrero" mexicain noir pour saluer la foule avant de promener les trophées. Le sixième, âpre, l’avertit plusieurs fois lors d’une faena de grande exposition et de bons réflexes terminée en deux temps avec l’épée. Si les moments les plus brillants furent provoqués par Castella, les instants pathétiques concernèrent Ignacio Garibay, qui n’avait rien pu faire d’un deuxième faible et protesté et qui engagea un fier combat face au cinquième, brave et exigeant, qui le prit à la première erreur et lui infligea deux profonds coups de corne à la cuisse droite. Malgré la douleur, Garibay resta en piste et termina le combat, obtenant un pavillon auriculaire récompensant son courage avant de gagner l’infirmerie. Morante de la Puebla ne trouva pas le taureau qui puisse l’inspirer. Il laissa quelques détails au premier, liquida le quatrième sous la bronca et offrit le taureau de réserve, sans parvenir à briller.
Marc Lavie
- JUAN MANUEL DE PRADA: Sebastian Castella
- Article paru dans "Le Point"
www.lepoint.fr/actualites-societe/portrait-castella-le-funambule/920/0/265641
- Sebastien Castella au parlement Européen
Ci-dessous, nous reproduisons le discours prononcé par le toréro français Sébastien Castella face à une multitude de médias nationaux et internationaux au parlement européen de Bruxelles hier au soir :
" Vivre en toréro :
Excusez-moi si je ne peux vous expliquer complètement ce que signifie vivre en toréro. Comme vous pouvez imaginer je m'explique mieux face au taureau qu'ici.
Il n'existe aucune façon unique de vivre en toréro. Il n'y en a pas.
Vivre en toréro est un choix volontaire et risqué. Cela signifie passion, dévouement absolu et sans conditions. C'est le respect d' un mode de vie, une responsabilité que le toréro n'oublie pas un seul jour.
Vivre en toréro signifie s'éloigner du monde. C'est être en retrait. Isolement. Renfermement. Vivre en toréro signifie solitude, solitude recherchée, solitude uniquement accompagnée par le silence. Vivre en toréro est une façon de comprendre ta propre vie et un moyen d'affronter le risque et la mort.
Vive en toréro suppose renoncements et sacrifices. Cela représente tout ce que les caméras et les gens ne voient pas. Une obsession permanente pour donner le meilleur de soi-même.
Mais, par-dessus tout, vivre en toréro c'est respecter tous ceux qui furent et tous ceux qui sont. Respecter un héritage de près de trois siècles et lui rendre les valeurs qui l'ont converti en une des références de notre culture, de notre façon d'être, de ce qui nous uni et nous caractérise, de ce que nous avons toujours été.
Vivre en toréro est un mode de vie des plus intenses. Pour moi, c'est un privilège.
Sans aucun doute, c'est une des plus belles façons de se sentir vivant."
Sébastien Castella. Parlement Européen. le 4 juin 2008
http://www.mundotoro.com/auxiliar/galerias2009/Mauricio/Bautista%20Castella/castella.html
Quelques minutes plus tard, Sébastien Castella s'invita en piste. Montera en main, il se dirigea au centre même du ruedo pour y brinder sa faena au public. Dès lors que le taureau aperçut la flanelle, il chargea avec qualité dans la muleta que Sébastien lui présenta avec une douceur exquise. Lentement, il s'approcha à pas d'ange de son partenaire. Les muses ne tardèrent pas à accompagner chacun de ses gestes. Sébastien fit chanter une vérité et une sincérité émouvantes lorsqu'il présenta son corps, vertical et svelte, buste incliné vers les perles noires de l'animal. Chantée en coeur par le public, une ultime faena galante sous la nuit tombante. Un ultime regard suivi d'un précieux baiser porté au bout des cornes du partenaire, qui brillera éternellement en ce dernier voyage. Loin de toute rigueur cérémoniale, une communion entre taureau, torero et public, entre muses et toreo, s'édifia avec une vitalité incroyable. Lorsque le toreo prête au rêve, le poète { sa muse } une nuit durant.
Castella: «Me siento feliz por ganar un trofeo de tanta categoría» Disminuir tamaño del textoAumentar tamaño del texto Sebastian Castella, II Premio ABC-Vicente Zabala ROSARIO PÉREZ | MADRID «Valió la pena...» La canción de Marc Anthony suena al otro lado del teléfono. Hasta que lo descuelga el flamante conquistador del II premio ABC. La voz de Sebastián Castella rezuma el esplendor propio de los elegidos. «Me da una alegría inmensa ganar un premio tan especial y de tanta categoría. Significa muchísimo para cualquier torero». Los sacrificios y duermevelas por formar parte de la Historia de la Tauromaquia también han merecido la pena. Su temporada se cimenta sobre las arenas de las plazas de primera categoría: treinta paseíllos y cuarenta y cinco orejas. Ningún otro matador ha alcanzado en 2009 esos números. ¿Sólo en los escenarios grandes se ve la verdadera dimensión de un torero? «Aunque hay que ser humilde, yo creo que es donde hay que entregarse al cien por cien para estar en la mente y en la boca de todo el mundo. No hace falta torear cien corridas: lo importante es cómo se hace y con quién». El peso de la púrpura Con tan sólo veintiséis años, la figura de Béziers se ha acostumbrado al peso de la púrpura. Le gusta la responsabilidad y se crece ante los retos más arduos. «El cuerpo y la mente son inteligentes y, cuando uno se mentaliza para estar bien, sale fresco y seguro. La madurez se alcanza con el tiempo, porque en mis comienzos a veces me sentía hundido en la tierra e incluso en los sitios de menor relevancia me ha llegado a faltar esa paz interna», evoca. El secreto del éxito es una ambición sin mácula: «No puede faltar. Además -añade- tengo la suerte de contar con un apoderado que es un fenómeno (Luis Manuel Lozano) y sabe perfectamente lo que necesito. Cuanto más fuertes son los compromisos, más feliz soy». ¿Más a gusto con el toro-toro? «Pues sí. No rehúyo nada». El jurado del premio ABC-Vicente Zabala ha ensalzado su temple, su quietud, su autenticidad y su superación. «Las cuatro son verdad, pero especialmente la última cualidad se ha visto mucho en mí esta temporada. Se lo he demostrado a aquéllos que criticaban que me faltaba profundidad. Y lo he hecho en el mejor sitio posible: Las Ventas». Dos Puertas Grandes enaltecen aún más su año. En la capital del toreo, en el Otoño de Madrid, ha cincelado su obra más primaveral. «Ha sido la faena de mi vida», asegura con rotundidad. ¿Ya ha descendido de las nubes? «¿De las nubes? ¡Yo estaba en la Luna! Fue algo grandioso, pero enseguida bajé a la realidad. Me cuesta tanto definir aquello...» Castella hace una pausa y bucea en su interior. En 2008 rozó los infiernos y en 2009 ha hablado de tú a tú a la gloria. Se respira la emoción. «Mire, artísticamente ha sido la tarde más completa, la más sentida. Desde que me liaba el capote de paseo hubo magia». Los oles aún retumban en su corazón, al igual que el traqueteo en su ascensión a hombros. «El vestido de luces acabó destrozado. Los aficionados me arrancaron los alamares. Fue una tarde inolvidable con un terno con varias connotaciones. Inspirado por Robert Ryan y Diego Ramos, participé en el diseño. A partir de ahora pondré siempre mi imaginación. Me gusta ser distinto». El torero del valor de hierro adora la creatividad y se siente artista. Todas las bellas artes se aúnan en su pasión primera: el toreo. Su verbo refleja hoy una intensa felicidad: ha sido distinguido con el trofeo de ABC, el silabario de la Historia de los Toros, y reconoce que para toda figura el galardón del periódico con más solera es de suma importancia. «Y más con el nombre de Zabala, un referente en la crónica taurina», anexa. Ya lo advirtió el caballero cervantino: al bien hacer jamás le falta premio. Y Sebastián Castella recoge ahora los frutos de la cosecha pintada sobre las principales arenas. Su «moisson» se ha labrado de faenas doradas como los destellos de las espigas de Van Gogh. Sebastián Castella, cual Monet, ha tendido un puente de seda entre el toreo de España y Francia. «La Fiesta es patrimonio universal». Palabra de un hidalgo francés, hijo de los cien mil de Sarkozy, con torería española.